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Message par Maître des Mers le Dim 18 Nov - 13:50

Ici sera rédigé le journal de bord du Lionceau et des expéditionnaires du Lionceau. Seul le capitaine et les officiers peuvent y écrire. La rédaction d'un journal de bord nécessite rigueur et précision, bien que laissant place aux plumes inspirées.
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Message par Carpe Itheril le Sam 1 Déc - 2:01

Le Grand Tour : vers le Norfendre

Premier jour

Après l'embarquement et l'entretien général, nous avons mis cap au nord, longeant les cotes des Paluns. Nous avons fait des essais de la magie de Makenzie : grâce à son vent surnaturel, de cinq à six nœuds nautiques, nous sommes passés à presque vingt nœuds ! Problème : selon Clay, le gréement ne peut pas tenir ainsi toutes voiles dehors, ainsi est-il nécessaire d'affaler l'albatros, le grand-aigle et le faucon et de donner un peu  de mout aux huniers. Peut-être sera-t-il nécessaire de renforcer le gréement au prochain carénage ?

Deuxième jour

L'équipage s'est rapidement rodé. Je pense avoir bien choisi mes nouveaux officiers : chacun est zélé à la tâche. J'espère que ça durera. Makenzie nous fait gagner un temps précieux, je pense gagner le Norfendre en cinq jours à peine, au lieu de douze habituellement ! Si tout continue comme ça, nous allons pouvoir tabler sur un tiers de la durée prévue !

Troisième jour

Rien à signaler aujourd'hui. La Rascasse s'avère être un bon navigateur, Piken est efficace et Clay un bon manœuvrier. Je n'ai rien eu à leur dire et je n'ai jamais vu le Lionceau aussi propre. A la bonne heure ! Le soir, alors que nous mangions dans le carré des officiers, La Poudre, officier de quart de nuit, à donné l'alerte : une embuscade de nagas devinée trop tard. La bataille à fait rage, alors, mais nous avons pu repousser l'assaut. Nous avons perdu le jeune Sully O'Niel, blessé au ventre, et son camarade Jean Ladrouille, trop famélique pour survivre à ses blessures. Eugène à failli y passer aussi, mais se rétablit. Ian Sharp en bave encore, j'espère qu'il s'en sortira. Personne ne l'aime trop, mais c'est un bon chicaneur.

Quatrième jour

Makenzie s'est occupée des défunts à la façon tirassienne. L'équipage n'a pas moufté. J'ai imposé désormais une veille au lanterne chaque quart de nuit pour éviter une nouvelle surprise du genre. Nous devrions toucher terre demain, et ainsi oublier cette mauvaise passe. J'espère que Svenja à de quoi égayer notre escale.

Nouvelle entrée : Un clandestin s'est glissé à bord. Tormod Gronde-Limaille, le consultant que j'ai invité à rejoindre l'expédition pour nous trouver de nouvelles pistes en Norfendre, qui imaginait que la traversée serait payante... Au moins a-t-il la bonne mentalité !


Dernière édition par Carpe Itheril le Lun 3 Déc - 19:25, édité 1 fois
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Message par Carpe Itheril le Lun 3 Déc - 19:24

Le Grand Tour : le Fjord Hurlant

Cinquième jour

Nous avons touché Port-Valgarde dans les dernières heures de l'après-midi. Après avoir instauré un quart de garde du navire, j'ai autorisé le reste de l'équipage à aller se détendre en ville. Première contrariété : Svenja n'était pas là et n'avait laissé aucun signe de vie. J'espère que son balourd de mari le Jarl Agrulf ne lui à pas mis la main dessus. J'irais voir avec un ou deux gars dans la planque habituelle, peut-être qu'elle y aura laissé un indice.

J'ai envoyé La Rascasse recruter parmi la bougraille présente, et il a réussi à me trouver deux puceaux inconscients. C'est toujours ça de pris : nous ferons certainement meilleure pèche à Cabestan, ou à Boralus.

Note : Frédéric, le costaud, fera un bon cambusier, mais SURTOUT ne pas lui mettre un mousquet dans les mains.

Enfin, Tormod nous à flairé une petite chasse aux trésors. L'information est alléchante et à l'air fiable, et il à même réussi à me trouver une carte. Je vais réfléchir à cette aubaine. D'abord, trouver Svenja, ensuite, réfléchir sur la marche à suivre.
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Message par Carpe Itheril le Mar 4 Déc - 22:20

Le Grand Tour : Querelles Vrykules

Sixième jour

Nous nous sommes rendus en petit comité à la planque de Svenja. Elle n'était pas là, mais Løera et Eiri, deux de ses trappeuses, nous attendaient dans la grotte depuis l'été ! Voilà la situation :

Svenja est la femme du puissant Jarl Agrulf. Elle et ses trappeuses étaient pour la plupart femmes du Clan Dragon-de-mer, un clan traditionaliste et patriarcal. Depuis des années, Agrulf fait tout pour récupérer les femmes du Clan, et en particulier Svenja, mais en vain. Mais les choses ont prit une ampleur telle que Svenja et ses trappeuses sont incapables de chasser correctement. Elle s'est cachée à l'Ouest, à Moa'ki, et espère ni plus ni moins qu'on aille négocier avec Agrulf !

Si nous refusons, nous pouvons oublier le commerce de fourrures. Mais si nous acceptons, le jeu en vaut sans doute la chandelle. C'est pourquoi j'ai pris la décision que nous irons négocier avec Agrulf dans deux jours. Advienne que pourra !
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Message par Carpe Itheril le Ven 7 Déc - 11:14

Le Grand Tour : Querelles Vrykules

Septième jour

Aujourd'hui, nous nous préparons pour la négociation que nous avons prévue demain soir. J'ai décidé que nous offrirons pas moins que le Lionceau en guise de tribut. Evidemment, je ne compte pas leur donner réellement, mais c'est le seul présent capable d'éveiller l'attention du Jarl, du moins en ma possession. Prudente, j'ai aussi préparé quelques doses de Toux-Noire et du thé de chardon si les choses chauffaient.

J'ai aussi décidé que Piken, Eugène et Noirepie resteraient à bord avec les gars, pour préparer la manœuvre en cas de pépin. Le château du Jarl Agrulf est en bord de mer, on pourrait l'atteindre avec les canons le cas échéant. Je sais que Noirepie aurait été ravi de voir la communauté vrykule de si près, mais nous devions partir en petit comité.

Bon. Tout est paré. Advienne que pourra.

Huitième jour

Ah, quelle journée. Je ne cache pas avoir serré les fesses en arrivant au Château des Dragon-de-Mer, j'ai vu plusieurs fois Tormod essuyer la sueur de son front, et entendu Makenzie déglutir. Mais finalement, tout s'est plutôt bien passé. Nous avons été invités autour d'un banquet, où nous avons fait bonne chère et échangé avec les locaux, qui, au grand étonnement de chacun, n'était pas si barbares que ça. Nous avons donc négocié, comme ça, à table, sans complexes.

Le Jarl Agrulf exigeait, en gros, le retour sans conditions de Svenja et sa soumission au clan. Sur l'idée de Tormod, nous offrîmes une contre-proposition : Svenja restait libre, mais Agrulf serait seul propriétaire du fruit de la chasse de Svenja et en tirerait le tribut qu'il souhaite. L'idée sembla le séduire, et il reporta les négociations au lendemain. Le banquet continua.

Makenzie apprit un jeu local d'osselets gravés avec un des habitants, où elle s'avéra assez douée. Tormod, lui, fit l'objet des appétits féroces d'une des vrykules, et on ne le revit plus pendant plusieurs heures. Quand à Clay, nous lui devons ni plus ni moins que la réussite de la mission : Sans avoir vaincu ce guerrier -d'un seul coup de poing, notons l'exploit- nous n'aurions pas pu rester à l'intérieur, et je pense qu'on nous aurait chassé ou tué.

Au soir, dans le logement qui nous avait été attribué, Snarri, le conseiller du Jarl, vint nous voir. Favorable à l'ouverture du Clan sur l'Alliance, au moins à son commerce, il complote contre son Jarl, qui compte de toute façon nous faire exécuter. Il nous a aussi parler de Korbar, le maître de travail... Je vais résumer les attentes et forces de chacun :

LE JARL AGRULF :
-Exige le retour de sa femme sans conditions.
-Dispose de trente guerriers et de trois proto-drakes

SNARRI LE SORCERUNE :
-Désire épouser Svenja, tout en lui laissant le libre champ, à condition de payer le tribut qu'il exige à n'importe quel sujet.
-Enclin à partager le trésor du Jarl une fois le complot réussi, qui comporte 1000 pièces d'or et de nombreux objets précieux
-Dispose de dix guerriers fidèles à sa cause

KORBAR LE MAÎTRE DE TRAVAIL :
-Désire devenir Jarl et épouser Svenja (décidément, ils la veulent !)
-Ne souhaite pas partager le trésor du Jarl.
-Dispose de dix guerriers fidèles et d'un mammouth de bât.

Nous avons choisi de nous rallier au complot. Pour cela, plusieurs options. Grâce aux pérégrinations charnelles de Tormod, ce dernier à pu faire un peu de repérage dans le donjon. Il a repéré la réserve d'alcool et le dortoir des gardes, ainsi qu'une aération suffisante pour servir de sortie à un nain.

- Empoisonner les boissons et offrir un antidote à ceux qui se rallient à notre cause
- Enfermer / Enfumer / Incendier les gardes dans leur dortoir.
- Assassiner le Jarl. Bien que le résultat ne soit pas certain
- Mettre hors jeu, assassiner ou négocier avec Korbar me semble absolument indispensable : nous avons besoin de ses guerriers, morts, éloignés ou ralliés à nous.
- Faire passer le message à l'équipage du Lionceau de venir à proximité du Château et nous soutenir grâce à l'artillerie.

Tout se jouera demain. Nous avons jusque là fait une subtile besogne rondement menée : il ne reste qu'à croiser les doigts.
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Message par Carpe Itheril le Sam 8 Déc - 10:46

Le Grand Tour : Querelles Vrykules

Neuvième jour

Tout a été mis en place dans la précipitation : le banquet fatidique à eu lieu bien plus tôt que prévu. Cependant, Tormod s'est débrouillé pour être efficace comme à chaque fois : non content d'avoir réussi à empoisonner l'hydromel sans se faire choper, le nain s'est débrouillé pour aller prévenir le Lionceau quand ça à commencé à chauffer.

Snarri nous à obtenu une diversion pendant le festin, quand deux Vrykuls se sont joyeusement mis à se battre pour quelques railleries de travers, un tournoi sauvage s'est organisé à l'extérieur du donjon : parfait ! Cela nous a laissé le temps de distribuer les antidotes avant que les effets du poison n'agissent. Restés en arrière dans le château, Snarri et ses dix guerriers se sont armés pendant la distraction, et ont fini par arriver par derrière quand le poison commençait à faire effet.

Cependant, l'essence d'aveuglette avait du mal à faire effet sur des corps aussi énormes, ce qui à laissé aux forces du Jarl l'occasion d'abattre plusieurs guerriers. Leur Kvaldir, l'élu des mers comme ils l'appellent, à percé la cuisse de Clay pendant la bataille. Kenzie craint que la blessure ne soit maudite.

Grâce à mes signaux de fumée et à l'alerte donnée par le nain, le Lionceau à pu arriver et pilonner les guerriers du Jarl ! Mais c'est Makenzie qui a vraiment mit fin aux hostilités en déclenchant un orage épouvantable. Après ça, ils se sont rendus. On tenait la victoire !

Suite à ça, Snarri à voulu nous la faire à l'envers et nous refuser le butin tant que nous ne lui rapportions pas Svenja. Mais j'ai réussi à négocier la moitié du butin en attendant. Deux cent pièces d'or en espèces sonnantes et trébuchantes, une collection de livres pour Tormod, une broche en forme de croissant de lune en onyx blanc pour Clay, un cor qui fait un rugissement de dragon pour Makenzie, et pour moi, un marteau en or et jade, et un jeu vrykul en ivoire et en bois.

Ce soir, nous avons dûment fêté la victoire, et Tormod nous a même régalé d'une chanson paillarde. J'ai cru qu'il finirait par jouer du tambour avec ses parties génitales, tant il y mettait du cœur ! Maintenant, il faut retrouver Svenja et lui expliquer qu'elle n'a plus le choix, maintenant. Ça devrait bien se passer. Nous avons également songé qu'elle ferait une excellente guide pour l'affaire à laquelle nous réfléchissons pour les Pics Foudroyés. A soumettre quand nous la verrons.
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Message par Carpe Itheril le Jeu 13 Déc - 3:16

Le Grand Tour : Le Tombeau du Jarl oublié

Dixième jour

J'ai finalement décidé que nous resterions un jour de plus, pour savourer un peu plus notre victoire, et surtout pour laisser le temps à Clay de guérir. Et, grâce à Kenzie, c'est ce qui s'est passé, que la Mer lui soit clémente. J'ai recruté un blanc-bec, un aventurier nommé Hyppolite Delarose. Idéaliste, un peu mièvre, mais il à l'air de vite percuter, et de savoir se débrouiller. On verra bien : on manque de marins.

J'ai l'esprit brumeux, j'ai trop bu de vin chaud. Je vais me coucher.

Onzième jour

Nous sommes partis pour Moa'ki, et arrivés sans problèmes dans l'après-midi. Le froid se fait de plus en plus intense, jamais je n'ai connu un hiver aussi froid. L'Ancien à exigé de nous une faveur pour que l'on puisse laisser notre bateau à quai. Il voulait la cloche mortuaire de Kenzie, et elle a bien failli nous faire un incident diplomatique en refusant aussi sec. Heureusement, j'ai rattrapé le coup en lui offrant mon poignard.

C'était un bon poignard.

De toute façon, j'aurais refusé que Kenzie donne sa cloche. Peu importe, il était nécessaire de le convaincre. Peu après, nous avons rejoint Svenja, avec laquelle les choses se sont plutôt bien passées, malgré d'exaspérantes négociations. Elle nous à finalement cédé ses fourrures à bon prix, grâce au bagout de La Rascasse et à la riche idée d'Hyppolite de faire parler d'elle à ses contacts à Valgarde. Il est bon, ce petit. Note : ne plus emmener Tormod dans les négociations avec Svenja.

Nous avons demandé l'avis de Svenja pour savoir si nous pouvions nous rendre à notre fameuse Tombe et en revenir avant que l'hiver ne soit trop avancé. Sa réponse : Oui. Mais il faudra marcher vite et ne pas se perdre.

C'est pourquoi j'ai confié la régence de l'expédition à Doïshaï. L'expédition se comporte uniquement de volontaires : se sont présentés :

-Clay
-Doïshaï
-Tormod
-Makenzie
-La Rascasse
-Hyppolite
-Les Frères Logan
-Duncan MacJaynes
-Ian Sharp

Le reste est demeuré de garde au bateau, avec l'ordre de regagner le continent sous quinze jours à défaut de nous revoir.

Après avoir confectionné un traineau et préparé l'expédition, nous sommes partis. La journée s'annonçait bien, nous avançions de façon satisfaisante malgré la froidure insupportable et l'épaisseur de neige. Mais alors, dans le Désert des Dragons, une horde de morts-vivants s'est réveillée sous nos pieds. Nous avons fuit, et mis à profit le relief de la plaine enneigée pour mettre de la distance entre eux et nous. Nous avons rapidement compris qu'ils nous avaient senti, et qu'ils nous traqueraient jusqu'à la fin des temps, et que par conséquent, ça allait être une poursuite d'endurance, et non de vitesse.

Les morts-vivants gagnent toujours à l'endurance.

Doïshaï nous mena à une pente vertigineuse, qui se terminait par une crevasse. C'était la fin : le temps de lancer les grappins, et ils auraient déjà été sur nous. Mais je me félicite une fois de plus d'avoir recruté Makenzie : sa magie nous souffla de l'autre côté d'une puissante bourrasque. Elle nous rejoint tout de suite après grâce au grappin de Tormod, échappant de peu aux goules décharnées qui nous poursuivaient, mais se blessa les articulations en se rattrapant trop sèchement à la corde.

Nous étions saufs, mais la nuit menaçait de nous congeler sur place. Il fallait trouver un abri de toute urgence et faire du feu. Doïshaï nous mena à la traversée d'un col, qui délimitait la frontière entre la forêt de Cristal et la Désolation. Nous bivouaquâmes à flanc de montagne, dans un creux épargné par le vent. Nous fîmes chaire de haricots, de fromage et de viande boucanée le tout bouilli dans le vin rouge, ce qui nous donna tous chaud au ventre et au cœur. Il fut si urgent et si vital de se réchauffer que nous décidâmes de dormir tous nus et serrés sous le  même amoncellement de fourrures, sur le conseil avisé de Tormod et Doïshaï.

Demain, nous nous lèverons à l'aube. Un tel froid ne peut annoncer qu'un hiver précoce : il n'y a pas une minute à perdre. Quand à ces morts-vivants... je crains secrètement que nous n'ayons fait que les retarder. L'avenir nous le dira...
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Message par Clay Iresonge le Dim 16 Déc - 22:09

[Aparté d’entre-deux notes]

Ce n’est plus là Carpe Itheril qui écrit, mais Clay Iresonge. La chose m’est nouvelle, et si ma profession m’invite à (beaucoup trop) rédiger, j’avoue que le format proposé ici me parait hautement monolithique et étrange. Bref, quoiqu’il en soit, le capitaine est en pleine rémission (un sujet que je souhaiterais approfondir car il y a à dire, étrangement, mais ce n’est pas là l’étalage le plus propice pour s’y attarder). Je m’engage à rédiger les deux jours qui suivirent le départ pour le tombeau du Jarl oublié. J’espère qu’elle appréciera cette volonté, à son réveil.

La suite, alors.

Douzième jour

Nous reprîmes notre route depuis le dos de cette montagne. Le groupe avait terriblement froid mais, moi, je trouvais cela vivifiant. Certes, je ressentais certaines affres du climat, mais je n’y voyais pas là un calvaire. Berceau-de-l’Hiver me manque, quelquefois, et ce qu’importe la montagne qu’il m’est possible d’arpenter.
Manger, étouffer le feu, charger le traineau ; c’était là les tâches qui nous incombaient avant de reprendre. Ou, devrais-je dire, dévaler la montagne : la raide pente qu’elle représentait allait nécessiter quelques prises et cordages pour assurer le bon déroulé de cette entreprise. Si, dans l’ensemble, nous nous sommes montrés efficaces, les débuts furent tortueux, et ce grâce (ou à cause) de Tormod qui, dans quelque élan et raillerie, n’a pas manqué de se blesser, rugir et provoquer la montagne ; autrement dit, nous avons eu le droit à un ersatz d’avalanche qui nous a fait perdre notre traineau en contrebas du relief. Il n’a évidemment pas fini en bon état de cette chute (et Tormod non plus ; pourtant, c’est un nain. Par Élune, il devrait être le premier à comprendre que la montagne sait se faire vindicative !).

Une fois descendus, nous étions à la forêt du Chant de cristal. Nous récupérâmes le matériel, et nous continuâmes la route. Pas grand-chose à signaler alors si ce n’est l’étrange absence d’Eugène alors qu’il approchait le bord d’une rivière de la forêt. Heureusement, il ne s’y est pas attardé. Je trouve ces lieux d’une splendeur mais, comme tout le Norfendre, elle n’est qu’apparente. La magie qui y vrombit a toujours eu quelque chose de malfaisant.

La journée suivit son cours sans plus de péripétie, mis à part les loups qu’on entendait au loin et – sans surprise – le vent et la neige qui regagnaient en fureur dès lors que nous arrivions à la lisière des Pics Foudroyés. Notre guide, Doïshaï, estima qu’il était (enfin) temps de cesser la marche pour aujourd’hui, une fois qu’il eut trouvé un relief quelconque nous épargnant le vent. Tous furent pressés de se reposer (ou de s’y essayer, au moins).
Il me fallait méditer, quant à moi, car je pressentais que mon chi nous serait utile plus tôt que nous ne pourrions l’envisager.


Treizième jour

Méditer fut à double tranchant. Je me sentais plus en phase avec la Ténèbre, mais ce fut au prix de ma condition physique qui se dégrada de par le froid. Le reste du groupe n’était pas épargné non plus, cela dit.
La route fut encore longue ; et nous trouvâmes le tombeau.

La légende n’en est pas une, car ce genre de lieu est synonyme de péripéties (et de dangers de morts). Nous avons semé un yéti veillant sur l’entrée des galeries comme son domaine ; nous avons dû frayés notre chemin au travers de pièges minutieusement tendus (surtout des dalles actionnant des mécanismes de sécurité, semblerait-il) ; et il nous fallut quelquefois creuser pour dévoiler certaines galeries jouxtant les embranchements du tombeau. Au-delà d’une occasion ratée – un mécanisme malencontreusement déclenché par notre guide, condamnant l’accès d’une des galeries -, rien de plus à signaler. Il y avait bien toutes ces fresques murales, traditionnelles et millénaires, mais je suppose qu’elles ne trouveront pas leur place ici.

Nous atteignîmes la porte qui fit office d’ultime obstacle entre nous et notre objectif. Mon chi ne suffit pas à venir à bout de la chose, alors creuser fut inévitable. Plusieurs heures plus tard, nous pûmes constater de nouvelles fresques décrivant l’histoire de l’Innommable. Une fois au centre de la pièce, nous constatâmes urnes, cadavres et runes cerclant ce qui s’avérait être un feu aux tendances sacrificielles. Prison, Sacrifice, Sang et Éternel définissaient ces runes, et leur fonctionnement était basé sur quelques énigmes.
Si le reste de la troupe s’affairait à dénouer le mystère autour desdits runes, j’étais trop plongé sur l’état des cadavres qui ne présageait rien de bon. Et à raison. La destruction des urnes – attention de, là encore, notre guide – scella le renouveau du Jarl ; c’était là une sorte de tourbillon d’ombre et d’os difformes qui voulait notre mort. C’était cher payé pour quelques trésors, et c’est à ces instants que je regrette mes élans aventureux. Le combat fut court mais intense : le spectre prit la fuite après coups et blessures. Nous ne pouvions partir à sa poursuite car le capitaine Itheril était mal en point. Les bribes d’ombre qui infusaient ses blessures nécessitaient prise en charge immédiate. Un camp fut monté à l’entrée de cette dernière salle.

Et c’est pourquoi j’écris ces lignes.
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Message par Tormod le Jeu 20 Déc - 23:37

Le Capitaine est partie chasser et elle m'a confiée son carnet de bord pour y gribouiller quelques mots sur l'expédition. Je suis loin d'être un gratte-plume, mais allongé comme un lièvre mort sur la brouette ça me fait escarper le temps.

Quartorzième jour
Rien de bien joli à dire, on est restés dans le tombeau le temps que Carpe se remette sur pieds. On a taillé une bavette et tenté de percer les mystères de notre magot mais on a intérêt à s'esbigner si on veut pas rater le coche sur le quai. Mais ce petit temps mort nous a permis de nous entendre comme larrons en foire.

Quinzième jour
C'est l'heure de décoller, on remonte le caveau où on a laissé le Yéti sur sa faim. Alors que je cherche un passage, je me prends une mornifle à m'en faire décoller les ratiches et c'est le trou noir.
Quand j'ouvre les mirettes, on est dehors, visiblement indemnes mais je me suis bien esquinté avec les os qui disent bonjour à mes poumons. Heureusement que la petite McKenzie est là sinon j'aurais avalé ma chique. On continue jusqu'à la forêt de cristal chantant et c'est là que c'est parti en vrille. Pour une histoire de recette de cuisine aprés une partie de chasse, Doishai s'est mit les roustons à l'envers et a menacé de se capahuter. Le capitaine qui devait avoir ses bringues aussi l'a rouspété alors que je tentais de négocier avec cet ahuri pour arriver à bon port, c'est que j'ai pas envie de passer plus de temps dans ce bouge et encore moins de calancher si loin de mes montagnes. Et v'là t'y pas qu'elle lui envoie un pruneau dans la cuisse, aussi froide qu'un fourloureux pour lui couper le sifflet.
Depuis j'ai du mal à pagnoter et c'est pas à cause de la douleur, le moral des troupes en a pris un coup et j'ai aucune foutue idée de ce qu'il va arriver ensuite.
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Message par Carpe Itheril le Sam 22 Déc - 8:26

Quinzième jour

Je n'ai pas donné une occasion à Doïshaï de nous la faire à l'envers. Ian, Duncan et moi-même l'avons surveillé étroitement, et je vérifiais régulièrement la carte : nous n'avons rien laissé au hasard. Ce regard mauvais n'aurait pas eu raison de notre expédition. Peut-être aurais-je simplement du l'enguirlander ? Bah. C'est trop tard.

La fin du voyage s'est passée étonnamment sans trop d'encombres, hormis le froid qui nous poignardait tous jusqu'aux os. Il était vraiment plus que temps de filer, les cols commençaient à disparaître sous la neige, et pour franchir l'un d'eux, il a fallu lutter contre un blizzard, de la glace et de la neige jusqu'au cou.

J'ai réfléchi au cas de Doïshaï. Je ne voulais pas lui transmettre la moindre part de butin, mais ça serait injuste : il nous a menés jusqu'à la tombe, après tout. Je lui proposerais de nous séparer de cette façon, quittes. S'il refuse, il en répondra devant Sa Majesté, ma foi. J'espère apaiser les tensions en annonçant la suite des événements : d'abord Kul Tiras, pour vendre les fourrures à Boralus. De là, nous attendrons le passage des premières tempêtes d'hiver pour reprendre la mer, ce qui nous laissera le temps de recruter de nouveaux marins. Puis, d'ici quelques temps, quand les gars n'auront plus une pièce de cuivre en poche - ce qui ne devrait pas prendre beaucoup de temps à Boralus - je consulterait mes officiers : je pense qu'une petite expédition dans les mers du Sud s'impose.

Tormod... Eh bien, Tormod sera rapatrié à Hurlevent, comme il l'a demandé. J'espère ne pas l'avoir trop effrayé, ses services sont rudement appréciables. Le reste de la troupe n'est pas au courant de ce qui s'est passé dans la Forêt du Chant de Cristal. D'un autre côté, mes gars me connaissent, je ne m'effraie pas.

Le bon côté, c'est que nous revenons à la civilisation les coffres plein d'or ! Et ça, c'est une bonne chose...
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